Blog de David Valence

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Mot clé - Canton de Remiremont

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samedi, septembre 8 2007

Des céréales allochtones en général, et du maïs en particulier

Le match ouvert entre les intérêts économiques locaux et les préoccupations écologiques est clos, à entendre les déclarations vertueuses du Président de la République, de Jean-Louis Borloo et de Michel Barnier.

On note en effet que la responsabilité écologique et sociale des entreprises intègre les discours des dirigeants patronaux. Depuis plusieurs années, des initiatives ont été prises afin de regrouper des acteurs du monde de l’entreprise « durable » : le souci de l’avenir à long et moyen terme ne signifie pas la faillite à court terme. Nous citerons ici l’association « Entreprendre Vert », présidée par notre amie Andrée Buchmann, conseillère régionale d’Alsace (http://www.entreprendrevert.org).

Ces perspectives « rassembleuses » ne font pas oublier qu’à l’heure du choix en matière de réglementation ou de législation, la main de l’Etat tremble trop souvent devant les lobbies. Cette observation vaut tout particulièrement pour le ministère de l’Agriculture. Prenons un exemple concret : la culture du maïs.

A ceux de mes lecteurs dont les notions céréalières pèchent par minceur, je précise que le grain d’or ramené d’Amérique a tendance à appauvrir les sols, et surtout à les raviner. La rotation des cultures d’une année sur l’autre permet rarement de réparer les dégâts causés par le maïs : champs sillonnés de multiples petites crevasses et asséchés.

Je ne sache pas que les Européens consomment directement beaucoup de maïs ; sans doute cette céréale fournit-elle la matière à maints extraits mystérieux qui entrent dans la composition de produits alimentaires préparés. Ce sont ces usages-là qui expliquent la multiplication des champs plantés de maïs dans le secteur des Vosges dont je suis originaire (cantons de Bruyères et de Remiremont).

Voilà une céréale peu chère à la semence, qui rapporte bien et demande peu d’entretien. Sauf que… Les ravines dans une terre appauvrie ne facilitent pas l’absorption de l’eau par le sol, mais plutôt sa stagnation en surface, ou au contraire son écoulement trop rapide vers l’aval, avec les risques que cela suppose en périodes de crue des rivières.

Mon intention n’est pas de proposer un retour aux bonnes vieilles cultures d’autrefois, style choux-orge-avoine, d’autant que cet article se nourrit de la seule observation d’un phénomène qui peut n’être que localisé. Il ne semble pas déraisonnable cependant de conseiller au ministère de l’Agriculture de poursuivre sa mue et de se détacher du productivisme, pour réglementer au plus près des réalités physiques de la France. En l’espèce, cela signifie que la culture du maïs devrait cesser d’être encouragée aveuglément.

Nous ne sommes pas les propriétaires, ni même les légataires d’un espace naturel, mais ses usagers, parmi des milliards d’autres : c’est ce principe qui devrait inspirer notre agriculture, au moins autant que les intérêts des grands groupes agroalimentaires.

mercredi, août 8 2007

Perspectives vosgiennes

Beaucoup s'en désolent mais je m'en réjouis : l'été prend un charme automnal ces jours-ci. Les congés s'écoulent dans la maison familiale en compagnie du silence ou d'un gazouillis pluvieux. Quelles perspectives? Lire Balzac et voir le dernier Chabrol. S'atteler par goût à de menues tâches historiques. Et rompre la monotonie des jours par quelques conjectures électorales...

L'année 2008 ne sera pas blanche pour les assesseurs vosgiens. Comme ailleurs, les élections municipales concentreront l'attention citoyenne, à Saint-Dié en particulier. Les mauvais résultats de Christian Pierret aux législatives y ont en effet lâché la bonde aux ambitions.

Plus décisives nous apparaissent cependant les cantonales. On se souvient que le dernier renouvellement du Conseil général, en 2004, avait donné lieu à une offensive un peu brouillonne de Christian Pierret contre la citadelle Poncelet. Pas un cheveu du président du Sénat ne s'en était trouvé dérangé, sauf peut-être dans le canton du Thillot, où son protégé Dominique Peduzzi avait mordu la poussière.

L'année prochaine, les regards se braqueront sur le canton de Remiremont, dont Christian Poncelet est l'élu depuis 1963 sans discontinuer. Après 45 ans de mandat, dont 32 comme président du Conseil général, l'artiste entendra-t-il l'appel des coulisses? Rien n'est moins sûr.

Christian Poncelet est aujourd'hui le plus "capé" des parlementaires, puisque son premier mandat national remonte à 1962, date à laquelle il entrait au Palais-Bourbon. Si Dieu le veut, il exercera son mandat de sénateur jusqu'à 2014, année de ses 86 ans.

Sans sombrer dans le jeunisme, on pourrait rappeler qu'une proposition de loi fut formulée jadis, qui visait à fixer à 70 ans l'âge maximal de tout candidat au Parlement. L'abbé Hervé Laudrin (dernier ecclésiastique à siéger à l'Assemblée), François Grussenmeyer et François Missoffe (le père de Mme de Panafieu) la déposèrent sur le bureau de l'Assemblée le 5 novembre 1970 ! Je pense pour ma part qu'un texte précisant que tout titulaire de mandat serait présumé démissionnaire à l'âge de 80 ans ne nuirait pas à l'exercice du suffrage universel. Les évêques quittent leur charge d'âmes à 75 ans...

Quelle que soit la décision d'un homme qui fit beaucoup pour les Vosges, par des voies également rectilignes ou tortueuses, il devrait y avoir du sport à Remiremont en 2008.

Une candidature du député François Vannson, brouillé avec Poncelet, n'est pas à exclure : le parlementaire, autrefois thillotin, réside désormais dans la cité des Chanoinesses. On voit d'ici le tableau : un duel non fratricide, mais patricide ou infanticide, c'est selon. Les socialistes se savent mal placés dans ce secteur, où leur dernier succès remonte à la Libération, avec le directeur d'école Maurice Poirot, conseiller général de 1945 à 1951. Qui présenteront-ils? La conseillère régionale et maire de Raon-aux-Bois Jacqueline Bédez-Stouvenel apparaît handicapée par la médiocrité de son résultat législatif.

Il serait sage que Christian Poncelet renonce à briguer un nouveau mandat à 80 ans révolus. Qu'il se rappelle Jean Vilmain, déboulonné de la présidence du conseil général à 76 ans pour cause d'échec à Rambervillers, après 31 ans de mandat...

L'ennui est que Christian Poncelet n'a pas vraiment préparé sa succession.

Le député Jean-Jacques Gauthier, député de la "Plaine" et conseiller général de Vittel depuis avril 2007, connaît encore mal les travées départementales. Raymond Dégémard (Châtel-sur-Moselle) ou Michel Langlois (Bruyères) ne seraient que des papes de transition : pas sûr qu'ils en aient envie. Quant à Philippe Faivre, il s'est fâché avec Christian Poncelet en se portant candidat aux sénatoriales de 2004.

On en vient à envisager un succès possible de Jackie Pierre (Xertigny), sénateur depuis 2004 et conseiller général depuis 1985. C'est peu dire que cette perspective n'enchante guère les journalistes, qui jugent l'homme sous-dimensionné pour cette fonction. La règle pourrait néanmoins jouer en sa faveur, qui veut qu'en politique le meilleur des amateurs ne vale pas le plus mauvais des professionnels.

Affaire à suivre...

mardi, mai 15 2007

Candidat nomade ou candidat mystère?

Les instances nationales du Mouvement démocrate ont attendu jusqu'au jeudi 10 mai 2007 pour délivrer les investitures aux candidats aux législatives. Ce retard est un désavantage, alors que l'UMP et le PS ne font actuellement que procéder à quelques ajustements, l'essentiel de leurs perspectives ayant été précisé fin 2006.

Dans les Vosges, Nathalie Mercier représentera le MD dans la 1ere circonscription (Epinal), Pascal Thomas dans la 2e (Saint-Dié) et Maryse Ohnenstetter dans la 4e (Neufchâteau).

Chacun aura compris que je n'envisage pas d'adhérer au MD en l'état actuel des choses, mais je me réjouis tout particulièrement que Mme Ohnenstetter et M. Thomas puissent être candidats. Il s'agit de deux élus de très grande qualité, qui ont su rester à l'écart des imprudentes embardées vers la gauche de certains autres cadres de l'UDF-88.

Une incertitude complète semble toujours planer sur le nom du candidat démocrate dans la 3e circonscription (Remiremont-Gérardmer). Cette discrétion surprend d'autant plus que François Bayrou a réalisé son meilleur résultat vosgien dans ce secteur, avec plus de 18%.

A ceux de mes lecteurs qui l'auraient ignoré, je précise qu'il avait été envisagé que je sois candidat dans cette circonscription. Des raisons personnelles m'ont amené à y renoncer fin 2006, ainsi qu'un réel malaise quant au comportement de certains responsable locaux de l'UDF. Peut-être étais-je aussi trop jeune pour tenter l'expérience...

Depuis lors, l'hypothèse du parachutage d'un "gros poisson" centriste a pu être évoquée ici et là, notamment sur le blog "ami" -quoique socialiste- de Steve Bekaï. Jean-Marie Cavada, pourtant député européen, aurait imaginé servir de challenger au très implanté François Vannson : il est évident que la non-qualification de François Bayrou pour le second tour a, depuis, calmé les ardeurs de ce remarquable élu, Vosgien de coeur et de naissance.

On annonce désormais Jean-Marie Cavada à Paris, à Strasbourg, cependant que le mirage de sa candidature à Montpellier s'estompe.

Le Mouvement démocrate entendait faire de la politique autrement, mais ce nomadisme électoral de Cavada est une façon de renouer avec des pratiques politiques archaïques et méprisantes pour les électeurs, quelle que soit l'éminente qualité du pressenti.

Que Jean-Marie Cavada choisisse une fois pour toutes entre l'Est, le Sud et l'Ile de France! Il y va de son honneur en politique.

Quant à la 3e circonscription des Vosges, le mystère reste entier sur le candidat "démocrate" qui sortira du chapeau, s'il en est un. Espèrons que les combinaisons d'arrière-cuisine ne feront pas surgir quelque apparatchik nourri au biberon d'un centro-centrisme sectaire.

Si tel devait être le cas, je ne manquerais pas de faire connaître mon point de vue, quitte à redire mon désaccord avec un mouvement qui érige le flou en valeur politique.

dimanche, mai 6 2007

La victoire des Français

Première leçon de cette élection : partout en France, les électeurs ont montré une passion renouvelée pour la politique en se déplaçant aujourd'hui.

Les Vosges demeurent une exception, puisque 2159 suffrages y ont été perdus entre le 1er et le second tours. Signe que la consigne donnée par M. Le Pen a pu être suivie à la marge, dans un département victime d'une conjoncture économique difficile.

Second enseignement de ce vote : en choisissant de confier à Nicolas Sarkozy une part du destin de leur pays, les Français ont fait le choix du changement. Ségolène Royal proclamait que son élection serait "sans risque". Mais les entrepreneurs savent que la sécurité des choix débouche souvent sur l'immobilisme.

Je me sens d'autant plus conforté dans mon choix de voter pour Nicolas Sarkozy au second tour qu'il semble, d'après les sondeurs, que la majorité des électeurs de François Bayrou l'ait partagé.

Dans les Vosges, Nicolas Sarkozy l'emporte par 54,72% des voix. Un résultat net.

Oui, dans mon département natal, les électeurs centristes ont majoritairement choisi Nicolas Sarkozy. Mme Mercier -présidente de l'UDF-88- et M. Brousse, Délégué fédéral, n'ont absolument pas été suivis par ceux qui avaient opté pour François Bayrou.

La 3e circonscription, celle de Remiremont et Gérardmer, avait donné à François Bayrou ses meilleurs résultats au premier tour. Elle a accordé rien moins que 56,1% des suffrages à Nicolas Sarkozy dimanche 6 mai 2007, soit le résultat le plus large des quatre circonscriptions vosgiennes. Chacun sait qu'on n'est pas propriétaire de ses électeurs! A bon entendeur...

Saluons enfin la défaite historique de Christian Pierret dans la ville de Saint-Dié, dont il est le maire depuis 1989 : Nicolas Sarkozy y terrasse littéralement Ségolène Royal avec 53,61% des voix! Un résultat qui donne de l'espoir à l'opposition municipale, et à nos élus UDF à Saint-Dié, tout particulièrement Pascal Thomas.

Ce soir, Nicolas Sarkozy a dit son volonté d'ouvrir sa majorité, jusqu'à la gauche si besoin. Le président de la République a exprimé son respect pour Mme Royal. Par le ton, par la qualité du propos, le candidat hier excessif a montré qu'il avait entamé sa mue. Il est désormais le président de tous les Français.

Plutôt que de lever les lèvres en un mouvement de dédain, les responsables de l'UDF doivent écouter avec attention les propos du président de la République élu, et ne prendre position, pour la suite, qu'en considérant l'intérêt de la France.

J'espère que ce message sera entendu. Les Français ne comprendraient pas les centristes se retirent sur leur Aventin et jouent les Cassandres au lieu de saisir les moyens de changer la France, si d'aventure ils étaient réunis.

mardi, décembre 19 2006

Du féodalisme en politique (la décentralisation pervertie)

Le journal Libération a consacré, hier 18 décembre 2006, deux pages à un reportage sur "le système Philippe de Villiers" en Vendée.

La réalité décrite avait de quoi surprendre les naïfs : le vicomte, ancien ministre et énarque, règne véritablement sur ce département, dont il préside le Conseil général.

Sa domination n'est aucun cas menacée par l'UMP ou le PS. En effet, les élus récalcitrants, ou réticents face aux lubies de M. de Villiers, se verraient menacés financièrement (subventions), voire intimidés verbalement et harcelés, calomniés.

Ce système, fait de copinage, de réseaux de notabilités et d'amitiés de trente ans, empêche l'émergence de toute contestation, et transforme un département tout entier en fief où rien ne peut être décidé sans l'accord du "seigneur local".

Que Philippe de Villiers se rassure : son cas n'est pas isolé. Il peut dormir en paix, son autorité ne sera pas remise en cause. Il faudrait pour cela que des outils existent, qui permettent aux citoyens d'influer réellement sur la prise de décision publique. A ce titre, les jurys citoyens de Mme Royal apparaissent comme une piste intéressante au niveau local, car permettant d'évaluer l'action publique en dehors des échéances électorales.

Sans trop allonger la liste, les Vosges de M. Poncelet -parlementaire depuis 1962!- ou le Montpellier de M. Frêche (qui en a pourtant quitté la mairie en 2004) présentent le même visage que la Vendée de M. de Villiers.

Des entreprises bruyantes ou polluantes, mais dont personne n'ose mettre en cause la responsabilité, sous peine de s'attirer l'ire du "seigneur" local, car le patron concerné est un de ses "copains".

Des projets présentés comme écologiques, et pourtant jugés aberrants par les Verts, que tous les entrepreneurs du secteur critiquent, sans pouvoir s'exprimer publiquement. C'est que le potentat local leur aura interdit de le faire, sous peine de se voir brisés et privés de subventions!

Tels sont les symptômes de la tentation féodale qui gagnent certains élus locaux, cumulards le plus souvent.

Leur pouvoir ne rencontre aucun contre-pouvoir, et leur influence aucun démenti.

Les citoyens en ont assez du clientélisme qui assure des rentes électorales, des menaces face au moindre cheveu qui dépasse, des cumulards sans principe.

Ils veulent mettre fin au règne des copains et des coquins dans trop de nos collectivités locales.

Cela passe par une nouvelle loi sur le cumul des mandats, qui empêche d'effectuer plus de deux mandats successifs au même poste.

La démocratie est l'affaire de tous, dans les régions, départements et municipalités.

Sa confiscation au profit de quelques-uns doit cesser à Montpellier ou à La Roche sur Yon, pour que la grande majorité des élus locaux, exempts de ce reproche, puisse retrouver la confiance du peuple français.

David Valence

jeudi, septembre 28 2006

Eloyes et Arches : Les écologistes vent debout contre le projet d'usines utilisant la biomasse

Alarmé par les informations que m'avaient fournies des proches, j'avais voulu, après d'autres, dénoncer le projet de construction de deux centrales produisant de l'énergie à partir de la combusion de biomasse.

Ce projet présente en effet la particularité d'être envisagé au nom de l'écologie... et critiqué par les Vosgiens soucieux de protection de la nature.

Je tiens ici à saluer l'implication de Vosges Ecologie -une Association sise à Saint-Nabord- sur ce dossier : lors de l'enquête publique, ses membres avaient alerté les responsables publics sur l'absurdité du projet, il y a déjà plusieurs mois.

Leurs conclusions figurent sur internet (tapez Eloyes et biomasse, vous trouverez).

Plus récemment, Jean-François Fleck, Conseiller régional, élu des Vosges et membre des Verts, a tenu une réunion publique contre ces centrales. Retenu par ailleurs, je n'ai pu y assister, mais salue l'initiative : sur les dossiers qui engagent l'avenir des Vosgiens, il doit être possible de prendre position sans esprit de parti ou de "camp" stérile.

Je lance un appel aux utilisateurs de ce blog, afin qu'ils suggèrent des modes d'action contre ce projet : pétitions, alerte donnée dans la presse nationale, courriers à la Ministre de l'Ecologie, à des personnalités politiques nationales, ...

Il n'est pas possible que, sur ce dossier, l'intérêt de quelques-uns l'emporte sur celui des Vosgiens.

mercredi, août 16 2006

Accueillir les gens du voyage : un casse-tête pour les maires

Faut-il réviser la loi Besson?

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lundi, août 7 2006

Bienvenue

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