Du bon usage de Retz
Par David Valence le jeudi, septembre 20 2007, 19:38 - Lien permanent
Les plus mitterrandiens de nos lecteurs savent que leur grand homme goûtait les mémorialistes du Grand Siècle. De sa dilection toute particulière pour Paul de Gondi, cardinal de Retz, le natif de Jarnac ne faisait pas mystère. Les proches racontent à qui veut l'entendre qu'une phrase du grand Frondeur revenait souvent sur les lèvres de Mitterrand : "on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment".
Chacun pourra vérifier l'exactitude de la citation en se plongeant dans la touffeur des Mémoires. Ce n'est pas ici notre objet. Je révélerai au contraire que cette sentence cardinalice m'est revenue en mémoire à la faveur d'un colloque récent sur la réforme des institutions.
C'était hier 19 septembre, à l'Assemblée nationale.
Le décalage horaire lestait mes membres du poids de plus d'années que je n'en ai encore. L'événement étant organisé par le Nouveau Centre et le courant des Réformateurs (au sein de l'UMP) dans une belle salle de l'Assemblée nationale, je me suis cependant fait violence. A l'heure où la Commission Balladur entame ses travaux, comment se désintéresser de la loi commune et fondamentale?
Salle Colbert, du beau monde : notre ministre Hervé Morin, Philippe Houillon (député UMP, qui s'est illustré lors de la Commission d'enquête sur l'affaire d'Outreau), Arnaud Montebourg, le constitutionnaliste Bastien François, le politiste Pascal Perrineau, Jean-Christophe Lagarde, ainsi que Gérard Longuet. A voir ce dernier, remarquable Président du conseil régional de Lorraine avant 2004, mon coeur de Vosgien se réjouissait. Et le sénateur de la Meuse d'introduire en effet les débats avec précision et habileté.
Les orateurs qui suivirent se rejoignaient - hormis Jean-Christophe Lagarde- sur la nécessité de limiter, voire d'empêcher radicalement tout cumul des mandats pour les parlementaires, exception étant accordée au Sénat. Il fut aussi question de la limitation de l'usage du 49-3 au vote du budget, de la maîtrise de leur ordre du jour par les Chambres elles-mêmes, ainsi que de la nécessité de rompre avec la pratique du "domaine réservé" (théorisée par Chaban-Delmas) en permettant à l'Assemblée de se prononcer a priori sur le mandat des représentants de notre pays dans les négociations internationales ou européennes.
Après quelques minutes, ce bon vieux cardinal de Retz se rappelait toutefois à notre souvenir. "On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment".
Les intervenants l'avaient peut-être lu qui, Arnaud Montebourg, Bastien François et Jean-Christophe Lagarde mis à part, évacuaient soigneusement la question de la responsabilité du président de la République et de la suppression du Premier ministre. Mais aussi, comment résister aux blandices d'un régime mi-chèvre, mi-choux, à qui on reconnaît une bienfaisante souplesse (elle n'est qu'unidirectionnelle)? D'autant que la pratique institutionnelle permet au Président de se décharger des arbitrages embarassants sur un Premier ministre fragile. Douce, confortable ambiguïté, qui ne profite depuis des lustres qu'au seul Chef de l'Etat : comme si le vote présidentiel valait délégation absolue du pouvoir à un seul homme...
Humilité à part, il me semble que la question première que doivent se poser les membres de la commission Balladur est la suivante : devons-nous, oui ou non, trancher en faveur d'un régime présidentiel en droit, et contre un régime hyper-présidentiel en fait?
Des réponses différentes peuvent y être apportées : avec Arnaud Montebourg, Bastien François ou Jean-Louis Bourlanges, je pencherais spontanément, par incorrigible libéralisme politique, en faveur d'un régime parlementaire à l'allemande, qui offrît toutes les garanties de stabilité. Ce régime-là, c'est d'ailleurs celui que défendirent toujours les penseurs de la modération et du libéralisme (Thibaudet, Aron, ...). Las! Le souvenir de la IVe République a agi dans l'opinion publique comme un miroir déformant pour tout le parlementarisme, en réduisant les mérites à rien, et les défauts à l'essentiel, c'est-à-dire la survie de la Nation et de l'Etat.
L'élection du Président de la République au suffrage universel direct, la réforme du quinquennat et l'inversion du calendrier -que François Bayrou, tout à ses mirages élyséens, fut le premier à réclamer- ont fait glisser le régime de la Ve République sur une pente monarchique. Il eût pu en être autrement, et Michel Debré regretta un temps, après 1958, qu'on se résigne à cette lecture-là de notre Constitution.
La politique se veut art du possible : il ne sert à rien de regretter la lampe à huile ou la marine à voile, pas plus que les occasions perdues de revenir à la norme européenne d'un chef de l'Etat qui arbitre et d'un chef de gouvernement qui gouverne. Arnaud Montebourg et Bastien François eux-mêmes n'osèrent hier d'allusions que voilées à la vieille tradition républicaine : celle d'un Parlement qui légifère vraiment. Comme nous -humilité toujours à part-, ils semblaient prêts à accepter qu'on tournât le braquet dans l'autre sens, l'ambiguïté des institutions s'avérant à l'usage plus handicapante que bénéfique.
A cette heure, l'établissement en droit d'un régime présidentiel ne déferait pas beaucoup des plis imprimés à notre lecture de la Constitution. Il se traduirait surtout par un renforcement considérable des pouvoirs du Parlement. C'est une réalité méconnue en France, mais le Président des Etats-Unis d'Amérique se heurte souvent au Congrès, même quand celui-ci est dominé par son "camp". Dans de nombreux cas, il est contraint de négocier avec les (autres) représentants du peuple. Cet équilibre strict entre des pouvoirs qui ne procèdent nullement l'un de l'autre a pu produire des catastrophes (la réforme de la protection sociale par Bill Clinton en 1996 ; la guerre en Irak) comme des textes équilibrés et justes (les lois de lutte contre la discrimination votées sous Lyndon B. Johnson). Répétons-le : le président Sarkozy est aujourd'hui plus puissant dans les faits, en France, que George Bush ne l'est lui-même sur le territoire américain.
En refusant de trancher le noeud gordien -ici le caractère hybride du texte de 1958, qui ne convenait peut-être qu'à de Gaulle-, Hervé Morin, Gérard Longuet ou plus encore Philippe Houillon semblaient hier pécher par timidité. François Bayrou avait choisi de demeurer, lui aussi, dans l'ambiguïté sur ce sujet, pendant sa campagne présidentielle.
Certes, il est bon que la main tremble à l'heure d'opérer l'organe vital de la démocratie. Rien de plus naturel que de se méfier des remèdes de cheval. Mais on ne résoudra rien en multipliant les interventions bénignes, alors que c'est le coeur de la République qui est touché.
Comment expliquer que beaucoup rechignent, au Centre et à droite, à penser globalement une réforme institutionnelle, comme Jack Lang ou Edouard Balladur, en vieux praticiens du pouvoir, surent le faire autrefois?
Ne négligeons pas, d'abord, ce travers français qui veut qu'un titre, surtout lorsqu'il est prestigieux, ne puisse disparaître. Gare à celui qui supprimerait le Premier ministre, quand tant d'hommes rêvent des ors -et du jardin- de Matignon, sans en bien mesurer les servitudes! Ne minimisons pas non plus ce que peut avoir de confortable et de rassurant la présence hebdomadaire parmi eux, pour les députés ou les sénateurs, du 3e personnage de l'Etat. N'ignorons pas enfin que le chef du gouvernement prête une oreille plus compréhensive que le président de la République aux demandes de modification du tracé des routes ou de plan de sauvetage d'une usine...
Est-ce suffisant pour maintenir une fonction qui, en servant de paravent à l'omnipotence présidentielle, contraint les parlementaires à dialoguer avec l'exécutif pour l'amour du verbe et par intermédiaire? Notre réponse -et qui nous coûte, je le répète- est négative, sans ambiguïté. Jean-Christophe Lagarde nous a semblé pencher dans le même sens, pour des raisons proches.
Avec tout le soutien que je leur accorde dans leur action politique, et avec leur permission, je pourrais conseiller à certains des dirigeants présents en salle Colbert de préférer Alfred de Musset au cardinal de Retz, contre tout goût strictement littéraire. En matière constitutionnelle, je crois qu'"il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" plus qu'au danger de rompre avec l'ambiguïté.
Commentaires
Un tout petit commentaire, indigne de cet article et que, par suite, je t'enjoins de ne pas valider, pour te signaler deux coquilles : tu as écrit "noeu gordien" et "gôut". Sans doute faut-il mettre ces imperfections minimes sur le compte du décalage horaire que tu évoques ici en préambule. Bonne réacclimatation !
Merci de m'avoir signalé ces coquilles.
Elles s'expliquent moins par les effets du décalage horaire que par ceci : sachant que je ne pourrais relire mon billet entre 20h et 23h, j'ai néanmoins tenu à la publier, pour rompre avec la discrétion de ces derniers jours.
Merci de ta fidélité, DV.
Juste une petite remarque concernant la comparaison avec les Etats Unis : dans ce pays, si le Congrès conserve un pouvoir aussi grand, c'est pour beaucoup en raison de l'indiscipline très répandue de ses membres, qui votent d'un côté ou de l'autre de façon plutôt libre. En France, on a du mal à imaginer, par exemple, un député UMP voter contre son camp, surtout quand on voit l'emprise qu'a Sarkozy sur sa majorité. La discipline parlementaire est plus stricte chez nous.
En ce qui concerne les périodes de non-cohabitation, un passage au régime présidentiel en France aurait donc beaucoup moins d'effet, à mon sens, sur les pouvoirs du Parlement qu'il n'en a en Amérique.
Je crois que tu commets une erreur en péchant par essentialisme. Le fond de ta remarque tient à l'idée qu'il existe un "tempérament du parlementaire français", naturellement enclin à la godille, et qui s'opposerait à celui du parlementaire américain.
C'est drôle, mais avant la Ve République (et surtout avant 1962, car la 1ere législature de la Ve République fut tout sauf pisible, y compris au sein du groupe UNR), on écrivait exactement le contraire : que le parlementaire français était "ontologiquement" indiscipliné, frondeur et individualiste.
La conclusion que j'en tire, c'est que les hommes deviennent souvent ce qu'ils font (très hégélien, si je puis me permettre cette cuistrerie). Dans un système où l'élection des députés suit immédiatement celle du Président, la tendance à la godille est maximale, puisque la légitimité des uns paraît subordonnée à celle de l'autre.
En cas de régime présidentiel, il faudrait naturellement revenir sur ce point, et dissocier la date des scrutins, pour éviter de subordonner symboliquement une élection à une autre. Ta remarque sur la cohabitation tomberait d'elle-même.
Les gens -et a fortiori les députés- ne sont jamais bêtes ou soumis a priori, cher Olivier. Tout est affaire de circonstances...
Excellent billet sur le plan théorique, mais qui néglige la pratique. Olivier a raison dans son commentaire.
Je n'ai lu ce billet qu'une fois, tu as raison sur tout. Tu es meilleur scientifique que politique. Sauf que tu négliges, à chaque fois, quelque chose de fondamental: le peuple. Tu es un peu de ces penseurs orléanistes. Avec ton talent en écriture, tu pourrais mettre "Thiers" ou qui tu veux et on goberait tous.
Bien sûr que je suis pour un régime parlementaire à l'allemande mais tu oublies de dire qch de fondamental: les français n'accepteront pas de ne plus élire le Président au SUD...
Donc du coup, tu as raison, il faut bien trancher, et vers un régime présidentiel. Mais le parlement n'en sortira pas gandi. Pourquoi ? Parce qu'il a déjà tous les pouvoirs classiques des régimes européens. Seulement le hic: les parlementaires ne les exercent pas, trop occupés par les tâches locales ou trop dépendants du parti.
Alors que j'ai bien peur, même si juridiquement ça serait plus cohérent, de faire un régime à l'américaine, en pire...
Cher Modemiste du 31,
Je vais essayer de te répondre dans l'ordre.
"Tu négliges quelque chose de fondamental ; le peuple" : je ne crois pas avoir négligé cette dimension (!), puisque j'écarte toute hypothèse de retour à un régime parlementaire faute de soutien de "l'opinion publique", précisément.
Dès lors, si on considère que, sur le fond, tu es également favorable à un régime parlementaire mais acceptes une autre solution pour peu qu'elle permette de revaloriser le Parlement, je ne vois pas en quoi je suis plus "orléaniste" que toi. Si tu avais voulu être plus charitable, tu aurais d'ailleurs écrit un autre nom que celui de Thiers pour évoquer les penseurs du libéralisme.
Au passage, j'en profite pour noter que l'argument de la "méridionalité" de l'attachement à l'élection présidentielle est lui aussi réversible historiquement : n'est-ce pas dans ce Sud que tu écris en majuscules qu'on trouva les opposants les plus nombreux, parmi les électeurs, à la réforme de 1962? N'est-ce pas dans le Sud-ouest que la tradition radicale et parlementaire s'implanta le plus profondément, contre les tentations "bonapartistes" d'autres régions (marches de l'Est, Charente maritime)?
L'essentiel demeure : nous sommes d'accord sur le constat auquel nous appelle le réalisme, à savoir que l'hypothèse d'un régime parlementaire, quoique séduisante, doive être abandonnée faute de soutien populaire.
Tu écris que le Parlement français dispose selon la lettre de la Constitution de pouvoirs identiques à ceux des autres Parlements européens. C'est vrai, et je le reconnais en évoquant le fait que Debré ait pu rêver d'une autre lecture de notre Loi fondamentale.
Tu observes que les parlementaires n'exercent pas leurs pouvoirs : c'est vrai, mais ils les exercent un peu mieux déjà depuis quelques années. La limitation du cumul des mandats (gouvernement Jospin) et la réforme de la procédure de constitution d'une commission d'enquête ont permis au Parlement de se poser symboliquement en véritable "Assemblée de la Nation" pour faire le point sur l'affaire d'Outreau ou, plus récemment sur la libération des infirmières bulgares.
Je le dis dans l'article, mais de manière implicite : ce qui empêche les élus du peuple d'exercer leur mandat, ce sont les autres mandats et la querelle de légitimité qui leur est intentée par le chef de l'Etat s'ils s'y risquent.
Il est évident que le passage à un régime strictement présidentiel devrait s'accompagner d'une interdiction du cumul des mandats pour les députés (il en est question dans mon billet). Pour renverser le problème de la querelle en légitimité (sur le mode "qui t'a fait duc?"), le déplacement de la date des élections législatives à mi-mandat, ou la réduction du mandat législatif à 4 ans, avec renouvellement par moitié tous les 2 ans, suffiraient.
Encore une fois, ôté l'argument de "c'est le cumul des mandats qui pourrit tout", il ne reste que la dépendance à un parti. Or, celle-ci est beaucoup plus faible en France qu'en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne ou même aux Etats-Unis. En France comme aux Etats-Unis, il est possible mais difficile d'être élu sans le soutien d'un parti. Nous ne sommes plus sous la IVe République -seul régime où les partis exercèrent une influence véritablement émolliente sur la démocratie, en particulier le MRP-!
En conclusion, et plutôt que de nous perdre dans des questions de détail -cédant précisément à ce travers que je dénonce dans le texte-, je voudrais te poser la question qui articule le texte :
"devons-nous, oui ou non, trancher en faveur d'un régime présidentiel en droit, et contre un régime hyper-présidentiel en fait?"
Tu n'y réponds pas, puisque tu dis être favorable sur le papier, comme moi, à un régime parlementaire, sans te résigner complètement à un régime présidentiel. On est à nouveau dans le "ni, ni", dans le souci de maintenir un texte mi-chèvre, mi-choux par souci d'un prétendu "tempérament du parlementaire français".
Si tu reconnais que les parlementaires n'exercent pas leurs prérogatives aujourd'hui, et dis ne pas voir en quoi le passage à un régime présidentiel -qui leur donnerait plus de pouvoir au titre de la Constitution, comme celui d'approuver les nominations ministérielles- changerait cela, que proposes-tu?
Je vois bien que le coeur du problème, au fond, c'est l'idée de de devoir marcher sur les brisées américaines. Il suffit d'ajouter "à l'américaine" pour faire frémir le chaland en France.
La question subsidiaire que pose ton commentaire est la suivante (cf. "un régime à l'américaine, en pire") :
une inflexion présidentielle de la Constitution aurait-elle pour effet 1) d'accroître encore les pouvoirs du Chef de l'Etat -la réponse est paradoxalement négative-
2)de diminuer le Parlement -rien ne le prouve, sauf à admettre, encore une fois, qu'il y a une fatalité "du tempérament parlementaire" alla francese"-.
un grand merci pour ton commentaire très sérieux sur mon blog et pour ta réponse toute aussi sérieuse ici. Le tout me va, bien que j'ai mis quelques nuances.
Mon cher David, il faut savoir baisser les armes quand l'argumentation devient convaincante, chose que je fais avec plaisir ici... :-D
Chapeau bas.
Un ami centriste m'ayant gentiment signalé la signification de ce SUD (suffrage universel direct), mon ami modémiste du 31 me pardonnera la niaiserie du 4e paragraphe de ma réponse.
Dans l'ensemble, j'en maintiens la teneur, non sans avoir rougi de ma bêtise cependant quant à ce détail.
lol le SUD ! Je ne comprenais pas pq tu en parlais. Je croyais que tu étais rancunier pour ton billet sur le TGV
SUD = Suffrage Universel Direct. Même à La Bresse on sait ça...
Cher Cédric,
C'est assurément un des aspects les plus sympathiques de la toile : on y retrouve de vieux camarades perdus de vue. Je suis heureux de voir que tu n'as rien perdu de ton recul goguenard quant aux grands mots et aux indignations vertueuses (cf. le billet sur le maïs).
Que deviens-tu depuis les heures -chéries entre toutes- de latin suivies en seconde?
Salut David. J'ai perdu mon latin depuis le lycée (et la disparition de Monsieur Jeannot) et je suis revenu aux valeurs de la terre puisque j'ai arrêté mes études de lettres pour travailler dans l'exploitation agricole de mon oncle à Cornimont. C'est dire si je m'y connais en maïs (bien que nous fassions surtout de l'élevage)! J'ai néanmoins conservé mon côté artistique en devenant 1er cuivre de l'orchestre d'harmonie Jeanne d'Arc à La Bresse. Sinon je vais me marier l'an prochain avec une autre ancienne de Saint-Jo (eh oui le monde est petit, enfin... surtout les Vosges), Johana Veronese. La date est encore en discussion mais je te tiendrai au courant. Elle t'embrasse d'ailleurs. Et toi je vois que tu suis le destin qui t'était promis. As tu encore des contacts avec d'anciens camarades ? Si oui lesquels ?
Je me souviens très bien de Johana, camarade de classe en seconde 5. Mes félicitations à vous deux.
Le plus simple est de demeurer en contact par mail (david.valence@gmail.com), le blog étant un peu trop public pour nos souvenirs communs!
A bientôt j'espère, DV.
Ah Non, pour une fois qu'il y a qch de populaire sur ce blog ! lol Tous mes voeux aux futurs mariés !
Et toi david, c'est pour quand ? ;-D
Et pourquoi ne pas envisager un régime de type latinoaméricain, puisque de méridionalité il est question?...
Même dans le 16ème profond nous avions saisi le sens de cet anacronyme...
Deux remarques suite à ta réponseau commentaire "américain" (le premier ormis celui sur les coquilles donc).
Le vote des députés américains est moins discipliné pour une raison à mon sens tout autre de celle invoquée: aux Etats-Unis, ce ne sont pas les élus, mais les électeurs qui sont moins parti-parti que chez nous.
Là-bas, en dehors des sujets clés du programme du DNC par exemple, les démocrates peuvent se permettre de voter différement, tant que cela reste justifiable auprès de leurs électeurs. La scène politique locale ayant chez eux, démographie oblige, presque la taille de notre scène nationale, ils ont tout le loisir de faire connaître leurs raisons (fussent-elles démagogiques), et c'est pour ça que les partis (là-bas le terme de "fédération" a encore un sens fort) ne leur serrent pas trop la vis.
D'autre part, et il ne s'agit pas du tout de politique, je pense que tu emploie mal l'expression "à la godille" (ou alors c'est mon cas). "De par chez moi", aller à la godille c'est utiliser son gouvernail ou sa pagaie d'un côté puis de l'autre (terme marin donc). Autrement dit, plutôt l'inverse de suivre une ligne tracée. Mais comme toute expression, elle peut avoir plusieurs sens, et je serai curieux d'en connaître un nouveau.
Saine lecture en tout cas, je m'en vais t'ajouter dans mes flux RSS.
merci piur ce billet, c'est toujours intéresant de vous lire. Je me demandais cependant pourquoi cettye parenthèse : depute ump, qui s'est illustre lors de la commission d'enquete sur l'affaire d'outreau ? :)